Vu des ​États-Unis. Joséphine Baker, la plus périgordine des Américaines

0
5



Le château des Milandes, en Dordogne, a été le refuge de Joséphine Baker. Une journaliste du New York Times part à sa découverte et plonge dans la vie artistique, militante et familiale de l’une des premières célébrités noires. Un article à lire dans notre supplément Le Périgord vu par la presse étrangère.
 

C’est à Londres que j’ai vu Joséphine Baker de près pour la première fois. J’allais à l’exposition d’Alexander Calder à la Tate Modern quand, à l’entrée, je suis tombée sur une sculpture en fil de fer de la danseuse.

Je comprends bien pourquoi Alexander Calder l’a choisie pour son tout premier portrait en fil de fer : un tel modèle exigeait un support nouveau. Avec tout mon respect pour Beyoncé, Joséphine Baker possède le physique le plus célèbre de l’histoire du showbiz, un corps si souvent comparé à un ressort qu’il n’est pas surprenant qu’un artiste ait voulu la représenter ainsi, avec en plus des seins en spirales.

Quatre mois plus tard, je me retirais dans le Périgord pour écrire sans plus penser à Joséphine Baker. La région attire relativement peu de touristes américains. Non qu’elle manque d’éclat – en témoignent le cours de la Dordogne, les jardins de Marqueyssac, la ville médiévale de Sarlat et le château de Castelnaud avec sa vallée aux falaises constellées d’innombrables édifices perchés – mais ici pas de plages du débarquement, ni de sainte patronne condamnée au bûcher, ni de

[…]

Sloane Crosley

Source

Avec 1 000 journalistes, 27 bureaux à l’étranger et 122 prix Pulitzer, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être

[…]

Lire la suite



Source link

Laisser un commentaire