une vague de témoignages sur Twitter

0
110


Des centaines de femmes se sont manifestées en utilisant le mot-clé #BalanceTonPorc après qu’une journaliste a invité les internautes à dénoncer leur harceleur.

Le Monde
|
• Mis à jour le

|

Par

Capture d’écran du Tweet de la journaliste Sandra Muller.

Comme aux Etats-Unis avec le mot-clé #MyHarveyWeinstein, la France a, elle aussi, son emblème pour inciter les femmes à dénoncer leur harceleur sur Twitter. Vendredi 13 octobre, la journaliste Sandra Muller a lancé sur le réseau social #BalanceTonPorc afin que les victimes de harcèlement sexuel au travail – un délit puni par la loi – « brisent l’omerta ». Elle a invité les femmes à donner l’identité de leur agresseur et des « détails ».

Sandra Muller a elle-même cité le nom de son harceleur et les propos qu’il aurait tenus : « Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit. »

De la députée Aurore Bergé (LRM), qui évoque un déplacement professionnel avec un patron d’agence de communication qui l’appelle « la nuit dans [sa] chambre », à une aide à domicile anonyme qui dénonce son agression par un patient, de nombreuses femmes ont répondu à son appel. Des anecdotes sur le harcèlement de rue ou les attouchements dans les transports sont venues s’y ajouter. Conséquences : le hashtag #BalanceTonPorc s’est hissé dimanche parmi les plus populaires sur Twitter. Mais rares sont les femmes à avoir rendu public le nom de leur harceleur.

Une anonymisation qui n’est pas sans soulever de controverses. Certains internautes doutent de la véracité des propos. « Ce sont des témoignages dans le vide : pas de nom, de date, de lieu », affirme l’un d’eux. « Le déversoir, défouloir est certes salutaire, mais pour dénoncer un harcèlement ou une agression sexuelle, c’est devant un policier ou un procureur », estime un autre. Mais à identifier son harceleur sur les réseaux sociaux, il y a matière à attaquer en justice pour diffamation.

Favoriser une prise de conscience collective

Ce n’est pas la première fois que des témoignages anonymes du même type affluent. Déjà, début 2017, des sites et des pages Facebook militants comme « Paye ton journal » se…



Source link

Laisser un commentaire