Trump prendre une décision «bientôt» sur l’avenir du ministre de la Justice

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Le ministre de la Justice américain Jeff Sessions

Le ministre de la Justice américain Jeff Sessions — Matt Rourke/AP/SIPA

Le temps est-il compté pour le ministre américain de la Justice ? Ce dernier semblait assis sur un siège éjectable après une nouvelle attaque du président Donald Trump, qui lui reproche de ne pas le protéger de l’affaire russe qui empoisonne son début de mandat.

Un nouveau tweet cinglant est venu s’ajouter tôt ce mardi matin à une série d’attaques en règle du président contre Jeff Sessions, qui avait pourtant été l’un de ses premiers et plus précieux alliés dans son improbable victoire électorale.

« Le ministre de la Justice Jeff Sessions a adopté une posture TRES faible sur les crimes de Hillary (où sont les courriels et les serveurs du DNC (la direction nationale du parti démocrate)) et ceux qui font fuiter des informations confidentielles ! », a écrit le président sur Twitter tôt mardi matin.

« Nous arriverons bientôt à un dénouement », a promis dans la foulée le nouveau directeur de la communication de la Maison Blanche, Anthony Scaramucci. « Il y a clairement un problème », a-t-il ajouté, estimant que Donald Trump souhaite « sans doute » un départ de son ministre.

Trump dénonce une chasse aux sorcières

Dès le 19 juillet, le président avait lancé l’assaut contre Jeff Sessions en lui retirant sa confiance dans une interview au New York Times. Donald Trump reproche à Jeff Sessions de s’être récusé dans l’enquête menée d’abord par le
FBI – et désormais par un procureur spécial – sur l’ingérence du Kremlin dans l’élection présidentielle et sur d’éventuelles complicités au sein de l’équipe de campagne de Donald Trump.

Le ministre de la Justice avait omis de rapporter une rencontre avec l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, plus tard révélée par la presse.

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Le président dément avec véhémence toute collusion avec Moscou et dénonce sans relâche une « chasse aux sorcières sans précédent dans l’histoire » des Etats-Unis.

J’y suis, j’y reste

Alors que le tout Washington avait conclu que le ministre n’avait d’autre choix que de démissionner face à une attaque en règle, Jeff Sessions a au contraire choisi de rester à son poste.

« Je prévois de continuer à le faire pour aussi longtemps que ce sera approprié », avait lancé le ministre devant la presse le 20 juillet, avant de s’échapper pour fuir les questions des journalistes.

Cette position semblait pourtant difficile à tenir mardi même si l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche semble avoir bousculé tous les codes de la pratique politique.

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Les interventions répétées et publiques du président dans cette affaire ont aussi mis à mal la question de l’indépendance du ministère, que les prédécesseurs de Donald Trump depuis Richard Nixon se sont montrés soucieux de préserver, ne serait-ce qu’en apparence.

Selon le Washington Post, le Président et ses conseillers cherchent activement un remplaçant à Jeff Sessions. Le nom de Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York et lui aussi fidèle soutien de Donald Trump pendant la campagne, a été avancé par le site d’information Axios. Le nom de Ted Cruz, un sénateur du Texas ancien rival du Président dans la primaire républicaine a également été évoqué, selon le Washington Post.



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