Terminator 2, Copland, Les Soprano : Robert Patrick revient sur ses plus grands rôles [INTERVIEW] – Actus Ciné

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Lors sa venue au dernier Festival de Monte-Carlo, Robert Patrick est revenu pour nous sur ses plus grands rôles au cinéma (« Terminator 2 », « Copland »…) mais aussi à la télévision (« Les Soprano », « X-Files »).

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Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Arnold Schwarzenegger ?
Robert Patrick : Nous avons dîné ensemble et quand il est arrivé dans le restaurant, je me souviens m’être dit que tout ce que l’on dit à son propos est vrai. Il avait un charisme incroyable, une présence surhumaine et en plus c’était un mec génial, on a beaucoup discuté ce soir-là et je l’ai immédiatement beaucoup apprécié.

Vous a-t-il donné un conseil avant le tournage ?
Oui : repose-toi au maximum ! (rires)

Êtes-vous heureux d’être encore associé, vingt-cinq ans après la sortie du film, au rôle du T1000 ?
Absolument ! Je reconnais qu’au départ c’était un peu difficile, j’ai eu beaucoup de mal à trouver du travail car les gens ne me voyaient que dans ce rôle. Il faut dire qu’il s’agit d’un personnage tellement iconique ! Il m’a fallu du temps pour prouver aux yeux du monde que j’étais capable de jouer d’autres choses…

James Cameron supervise le développement d’une nouvelle trilogie Terminator. Seriez-vous partant pour y apparaître ?
Oui tout à fait, s’ils me veulent, je foncerai sans hésiter ! On ne m’a jamais proposé d’apparaître dans Terminator 3, ni dans le 4 ou le 5, mais j’en suis finalement heureux car selon moi la saga appartient à son créateur James Cameron.

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Parmi les autres rôles marquants à cette époque, il y a The Faculty. Pourquoi vous propose-t-on autant de rôles de méchants ?
Je n’en sais rien ! (rires) Je suis ravi qu’on pense à moi pour jouer les méchants mais je ne sais pas pourquoi ! J’aime jouer les méchants mais aussi les gentils, et par chance j’ai souvent eu l’occasion de jouer les deux. C’est rare d’être crédible à la fois dans l’un et dans l’autre registre, mais j’ai réussi à faire les deux, et j’en suis très heureux.

Toujours dans les années 90, vous apparaissez dans le polar Copland. Comment était-ce de partager un plateau de tournage avec Sylvester Stallone, Harvey Keitel, Robert De Niro… ?
J’adore ce film, je suis ravi que vous le mentionnez. C’est un western se déroulant à notre époque, il est extraordinaire. Je vivais un rêve éveillé, il y avait tellement de talents présents, et par respect pour eux je me suis donné à fond pour livrer une performance à la hauteur de leur travail. J’ai appris autant que possible à leurs côtés, en les observant et en les interrogeant sur leur préparation, tout conseil était bon à prendre pour m’améliorer. C’était pour moi l’accomplissement d’un rêve de travailler avec des gens dont j’admire autant le travail.

Ce n’est d’ailleurs pas votre seule collaboration avec le réalisateur James Mangold, puisque vous l’avez ensuite retrouvé dans Walk the Line, en incarnant le père de Johnny Cash…
James Mangold est un cinéaste avec lequel je m’entends à merveille, nous travaillons extrêmement bien ensemble et il sait me diriger comme personne d’autre. J’accepterais n’importe quel rôle pourvu qu’il me permette de travailler de nouveau avec Jimmy Mangold. C’est un réalisateur incroyable. J’ai adoré Logan, son dernier film avec Hugh Jackman, c’était vraiment phénoménal ! C’est un ami qui m’est très cher. J’espère que le meilleur de ma carrière est à venir, et avec un peu chance, je vais de nouveau travailler avec lui dans un futur proche.

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Parallèlement au cinéma, vous faites aussi beaucoup de télévision. A commencer par Les Soprano…
Oui, c’est d’ailleurs cette série qui m’a permis d’intégrer le monde de la télévision. A l’époque je venais de tourner plusieurs films dont je n’étais pas très fier, et j’étais donc à la recherche d’un projet de qualité. C’est alors que David Chase m’a contacté pour ce rôle, et j’ai immédiatement aimé ce que je l’ai lu : il s’agissait du rôle de ce type un peu minable, accro aux jeux, qui se fait avoir par Tony Soprano. J’ai sauté sur l’opportunité, et la série était tellement suivie par les studios qu’elle m’a permis d’attirer l’attention de réalisateurs qui ne se seraient jamais intéressés à moi avant cela.

Quel souvenir gardez-vous de votre collaboration avec le regretté James Gandolfini ?
C’était un très grand acteur, avec beaucoup d’énergie. C’était une force de la nature, et tourner à ses côtés a été l’une des meilleures expériences de toute ma carrière. C’est une véritable fierté pour moi d’avoir su créer avec lui quelque chose d’aussi spectaculaire.

Et enfin, comment ne pas mentionner votre rôle dans X-Files…
Bien sûr, j’adore X-Files ! Gillian Anderson était toujours là mais David Duchovny avait, quant à lui, décidé de faire d’autres choses, donc les créateurs ont eu l’occasion d’introduire un tout nouveau personnage et je pense que Chris Carter et Frank Spotnitz ont imaginé avec John Doggett un personnage de télévision mémorable. J’ai été extrêmement flatté et honoré qu’ils m’aient proposé de l’incarner, et j’ai adoré travailler sur cette série. Gillian est une actrice fantastique et Annabeth Gish est géniale elle aussi. C’est l’un des meilleurs souvenirs que je garde de toute ma carrière !

Au cours de votre carrière, quel acteur vous a le plus impressionné ?
J’ai eu la chance de travailler avec Harrison Ford, Clint Eastwood, Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, Robert De Niro, Harvey Keitel, Denzel Washington avec qui j’ai tourné Sécurité rapprochée. Je m’estime tellement chanceux d’avoir pu travailler avec autant d’acteurs de ce calibre, j’ai adoré travailler avec chacun d’eux. Et ce qui m’a le plus impressionné en les fréquentant, c’est de réaliser à quel point ils s’impliquent dans leurs rôles. Sans les fans, les festivals, les journalistes tels que vous qui se penchent sur nos carrières et suivent notre travail, nous ne pourrions pas vivre de notre passion. Et je pense que les gens ne réalisent pas toujours à quel point nous travaillons dur pour en arriver là.

Terminator 2 de retour au cinéma en version 3D remasterisée :



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