Suède. Scandale national après la fuite de données confidentielles

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Depuis quelques jours, les critiques pleuvent après la révélation de la fuite en 2015 de documents sensibles issus d’un organisme public. La presse pose déjà la question de la survie du gouvernement.

Des permis de conduire, les noms et adresses de plusieurs pilotes de chasse suédois, des informations sur des véhicules militaires, voilà certaines des données sensibles que le gouvernement suédois a risqué de perdre afin de faire des économies dans le budget public.

Depuis quelques jours, la presse fait ses gros titres sur ce qui est déjà présenté comme “le pire scandale” depuis le début du mandat du Premier ministre, le social-démocrate Stefan Löfven. L’opposition exige désormais un vote de confiance pour trois ministres liés au scandale – et semble en capacité de réunir une majorité. “Si autant de ministres tombent, on peut se demander si Stefan Löfven va continuer d’être Premier ministre”, spécule déjà le quotidien Svenska Dagbladet.

Tout a commencé en 2015, lorsque l’Agence des transports de Suède (Swedish Transport Agency, STA) a externalisé la gestion de plusieurs registres et de bases de données à l’entreprise américaine IBM. Afin d’accélérer le processus, la directrice de l’agence, Maria Agren, a choisi de contourner certaines lois sur la protection des données personnelles, note le journal. Dans le même temps, IBM a lui-même externalisé une partie du travail dans des filiales en dehors du territoire suédois, notamment en République tchèque et en Serbie.

Si rien n’indique pour l’instant que des informations sensibles aient fait l’objet d’un mauvais usage, le risque a existé, ce qui a contraint le gouvernement à prendre des mesures de protection. Malgré des protestations internes de l’agence et de la part du service de renseignement (la Säpo), Stefan Löfven n’a été mis au courant de cette décision qu’en janvier 2017, rapporte le quotidien. Maria Agren a alors démissionné de son poste de directrice de l’Agence des transports – sans en préciser la raison.

Svenska Dagbladet, qui consacre sa une du 26 juillet à cette affaire, regrette cette erreur du gouvernement, mais assure qu’il s’agit “plus d’incompétence que d’idéologie.”

La une de Svenska Dagbladet, mercredi 26 juillet 2017.



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