Soirée à Las Vegas: le cabinet Macron à Bercy mis en cause

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Libération affirme ce mercredi que le cabinet de Macron, lorsqu’il était ministre de l’Economie, a été impliqué dans l’organisation du voyage sur lequel la justice enquête.

Et revoilà l’affaire Business France, qui colle à la peau d’Emmanuel Macron depuis plusieurs mois déjà. Début mars, le Canard enchaîné révélait les soupçons de l’Inspection générale des finances quand à un possible délit de favoritisme à propos de l’organisation d’une soirée au CES de Las Vegas lors de la visite d’Emmanuel Macron, le 6 janvier 2016, alors qu’il était ministre de l’Economie.  

Une soirée à 380.000 euros organisée à la demande du cabinet du ministre, qui aurait été confiée à Havas par Business France, un organisme lié à Bercy, et sans appel d’offres comme le veut la loi. Lorsque l’affaire a éclaté, Emmanuel Macron s’est empressé de déminer. Michel Sapin, alors ministre de l’économie, avait volé à son secours assurant que le dysfonctionnement venait de Business France. Une défense fragilisée ce mercredi par les révélations de Libération

Un « contournement des règles »

Selon nos confrères, le cabinet d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, a été impliqué dans l’organisation par Havas de la soirée à Las Vegas pour le compte de Business France. Une affirmation basée sur un audit réalisé par le cabinet d’audit EY que Libération a pu consulter et qui révèle des dysfonctionnements « en cascade ». 

Par ailleurs, le quotidien assure que Muriel Pénicaud, actuelle la ministre du travail et directrice générale de Business France au moment des faits, a « validé » certaines des dépenses concernant l’organisation de la soirée ce qui pourrait constituer « un contournement des règles » de l’agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. 

Castaner « pas inquiet »

Dimanche, Muriel Penicaud, reconduite à son poste lors du remaniement gouvernemental effectué la semaine dernière, a expliqué qu’elle n’avait pas envisagé de démissionner, à l’image de François Bayrou ou encore Marielle de Sarnez, en délicatesse avec la justice; une enquête préliminaire a en effet été ouverte le 14 mars. Cela « n’aurait pas eu de sens puisque c’est moi qui a alerté sur ce sujet d’erreur de procédure dans un marché public, et demandé un audit indépendant, ce que l’IGF a confirmé par la suite », a-t-elle assuré.  

De son côté, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a fait savoir qu’il n’était « pas inquiet » des conséquences de cette affaire pour la ministre. 

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