Royaume-Uni. Attentat dans le métro de Londres, l'enquête avance

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L’explosion partielle d’un engin artisanal placé dans une rame du métro de Londres a fait 30 blessés vendredi 15 septembre. Un suspect a été arrêté dans la matinée de samedi et un second dans la soirée. La Première ministre Theresa May a relevé le niveau d’alerte à son niveau maximal.

“Au moins 29 personnes ont été blessées hier matin [le 15 septembre], dont un jeune garçon de 10 ans, dans l’explosion d’un engin improvisé à la station de métro Parsons Green à l’ouest de Londres”, résume The Telegraph ce samedi 16 septembre.

Dimanche, ce bilan a été porté à 30 blessés, relate The Guardian qui annonce qu’un second suspect a été arrêté, peu avant samedi minuit, à Hounslow dans la banlieue ouest de la capitale.

L’enquête a conduit la police à investir dans ce quartier une maison appartenant à un couple “connu pour avoir recueilli de nombreux enfants et adolescents depuis plusieurs dizaines d’années”, explique le quotidien. Le couple avait pour ces actions caritatives reçu en 2010 une distinction nationale. Selon un voisin interrogé par le journal, le couple abritait depuis peu deux jeunes de 18 et 22 ans.

Dans la matinée du samedi, à Douvres, la ville côtière du comté du Kent, au sud-est du pays, la police avait arrêté un jeune homme de 18 ans dans la zone portuaire, annonce le Telegraph.

Le quotidien londonien indique que la Première ministre Theresa May a pris la décision de relever le niveau d’alerte terroriste à son plus haut niveau, “critique”, “signifiant qu’un autre attentat est imminent”. Un millier de militaires ont été déployés dans la capitale pour renforcer les effectifs de surveillance.

L’engin explosif se trouvait dans un pot de plastique caché dans un sac de supermarché, placé à côté d’une rangée de sièges. Selon de premières estimations de la police, il aurait explosé “prématurément et aurait été destiné à exploser à la station Westminter”,  explique le journal.

Il était 8h20 ce vendredi matin lorsque l’explosion partielle s’est déclenchée pendant un arrêt de la rame de métro dans la station Parsons Green.

“J’ai entendu comme un coup violent puis quelqu’un a crié, et j’ai d’abord pensé à une bagarre, avant de voir s’avancer vers moi une boule de feu”, témoigne dans The Guardian un passager qui s’apprêtait à entrer dans la rame à cet instant.

Une femme qui se trouvait dans le wagon a vu “des flammes jaillir jusqu’au plafond du train, l’air ambiant se remplissant d’une odeur chimique”, rapporte The Guardian qui raconte la fuite éperdue des passagers, provoquant une bousculade générale. 

Dans la soirée, l’Etat islamique a revendiqué l’attentat via son agence de presse Amaq.

En mai et juin dernier, une série d’attentats avait déjà frappé Londres et Manchester.

En 2005, le métro de Londres avait connu un attentat meurtrier à la bombe qui avait causé la mort de 56 personnes et fait 700 blessés.

Le bilan de l’attaque du 15 septembre “aurait pu être beaucoup plus grave s’il n’y avait eu un dysfonctionnement de l’engin explosif”, ajoute The Guardian, soulignant que fort heureusement, ce n’est pas la première fois que “l’incompétence des terroristes sauve des vies.”

Accrochage diplomatique

Alors que l’enquête avance, un tweet de Donald Trump sur l’attentat de ce vendredi a fortement agacé les autorités britanniques. Le président américain a déclaré sur Twitter que l’attaque était l’oeuvre “de gens malades et déments qui étaient dans le viseur de Scotland Yard”, rapporte The Guardian, laissant ainsi planer un doute sur l’efficacité de la police britannique.

La Première ministre Theresa May n’a pas tardé à répliquer avec une déclaration relayée par The Guardian: “Je ne pense pas qu’il soit très constructif pour quiconque de spéculer sur une enquête en cours.”

Sabine Grandadam



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