Mother!, Mulholland Drive, Cloud Atlas… : ces films qu’on n’est pas sûrs d’avoir compris

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Parfois, de grands cinéastes nous offrent leur film-somme, où on peut trouver réponse à tout : la vie, la mort, l’amour, l’inconscient, l’éternité, l’infini… On les adore ces film métaphysiques ! Mais, parfois, on n’a pas tout suivi.


Mother! - L'allégorie écolo-religieuse

Mother! – L’allégorie écolo-religieuse
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Un écrivain en mal d’inspiration et sa femme voient leur relation remise en question par l’arrivée d’invités imprévus, perturbant leur tranquillité. En réalité, les choses vont un peu plus loin que cela et on observe rapidement l’héroïne s’enfoncer progressivement dans un puits sans fond où se mêlent de multiples références à la Bible, un questionnement sur le travail de création, sur la célébrité, sur la brutalité avec laquelle l’homme s’approprie la nature… Tout se mélange, les sens sont multiples et on a parfois du mal à tout décrypter. 

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© Paramount Pictures

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Mother! – L’allégorie écolo-religieuse

Un écrivain en mal d’inspiration et sa femme voient leur relation remise en question par l’arrivée d’invités imprévus, perturbant leur tranquillité. En réalité, les choses vont un peu plus loin que cela et on observe rapidement l’héroïne s’enfoncer progressivement dans un puits sans fond où se mêlent de multiples références à la Bible, un questionnement sur le travail de création, sur la célébrité, sur la brutalité avec laquelle l’homme s’approprie la nature… Tout se mélange, les sens sont multiples et on a parfois du mal à tout décrypter.

Persona – La schizophrénie suédoise

Rien de mieux qu’un film de Bergman avec Bibi Andersson ou Liv Ullman… Sauf quand le maître tourne son chef d’œuvre avec Bibi Andersson ET Liv Ullman ! Tant que les deux héroïnes nouent leur amitié dans une belle maison du bord de mer, on suit. Par contre, lorsque Bergman convoque Jésus, le cinéma des premiers temps, la guerre du Viet-Nam et l’évacuation du ghetto de Varsovie dans cette histoire, on est un peu interloqué. N’empêche… tout ça est drôlement bien filmé !

2001 : L’Odyssée de l’espace – Le caléidoscope spatial

On a bien compris qu’il était question de l’évolution de l’homme et de la science, d’un message en provenance de Jupiter, d’un ordinateur qui s’émancipe… Mais qu’est-ce que c’est que cette grosse plaque noire qui ne cesse d’apparaître d’une époque à l’autre ? Et comment interpréter les vingt dernières minutes du film où, après de longues visions cosmiques, le héros se voit vieillir et renaître en fœtus de l’espace, tournant autour de la Terre ?

Le Miroir – L’expérience poétique russe

Chez Tarkovsky, question « film un peu difficile à saisir », on a l’embarras du choix. Mais avec Le Miroir, on atteint un sommet ! Une femme en lévitation au-dessus de son lit, une voix off qui lit des poèmes en russe, une maison qui prend feu… On croit voir un film expérimental d’une heure et demie. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir, en lisant le synopsis, que Le Miroir de Tarkovsky, c’est l’histoire toute simple d’un homme qui repense à son enfance et à son ex-femme !

Cloud Atlas – L’éternel recommencement

Réalisé à six mains, le film entremêle six histoires, à six époques, dans six genres cinématographiques, à travers lesquels six héros vont combattre six tyrannies au son d’un sextuor. Ça vous paraît nébuleux ? Ce n’est pas pour rien que le film s’appelle « La Cartographie des Nuages ». En s’accrochant bien, on arrive à peu près à démêler tout ça. Mais le film n’est pas prescrit à ceux qui redoutent les prises de tête.

The Fountain – La médecine du cosmos

Un médecin dont la femme est atteinte d’un cancer incurable part en quête de l’Arbre de Vie. Il s’imagine donc en conquistador du XVIe siècle prêt à tout pour sauver une princesse, ou en homme cosmique flottant dans sa bulle spatiale dans un futur très lointain. Résultat : sa femme meurt quand même. On s’en doutait un peu ! Nous, pour nous soigner, on va en rester à la médecine officielle. Merci quand même pour les belles images !

The Tree of Life – Une mémoire de dinosaure

Le cœur de The Tree Of Life est limpide : un homme se souvient de son enfance passée, de sa mère adorée et de son père austère. Il repense aussi au grand traumatisme qui a bouleversé sa famille : la mort soudaine de l’un de ses jeunes frères. Mais que viennent faire des dinosaures dans tout ça ? Et toutes ces représentations de l’infiniment grand et de l’infiniment petit ? Et pourquoi tout ça se termine sur une étendue de sable où se retrouvent tous les personnages du film, caressant le vent, les bras tendus vers le ciel ? Quelque chose nous échappe.

2046 – L’écriture de l’amour et du temps

Un écrivain termine son roman de science-fiction dans une chambre d’hôtel. Son histoire se passe en 2046. Comme le numéro de la chambre voisine, la 2046, dans laquelle se trouvait une femme qu’il a aimée. Comme beaucoup d’autres femmes qu’il a aussi aimées. Et qui se retrouvent toutes couchées sur papier, dans un train, en 2046. Passé, présent, futur… Tout se mélange. Pendant plus de deux heures, on croit qu’on va finir par remettre tout ça à l’endroit. Et en fait, non.

Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) – L’apiculteur paranormal

On s’attendait à voir Tim Burton remettre une Palme d’Or à un film un peu particulier en 2010… et on n’a pas été déçu ! Un apiculteur thaïlandais qui va mourir voit apparaître le fantôme de son fils perdu sous forme d’un grand singe aux yeux rouges phosphorescents. Etrange, dites-vous ? Vous n’avez rien vu ! Plus tard, une princesse fait l’amour à un poisson-chat, deux femmes et un bonze comptent des billets dans une chambre d’hôtel tandis que le grand singe pose en photo avec un régiment de soldats. Ça ne s’invente pas !

Le Cheval de Turin – L’apocalypse nietzschéenne

Un vieil homme hémiplégique vit avec sa fille et son cheval dans une maison isolée. Chaque jour, ils cuisinent des pommes de terre et les mangent avant d’aller chercher de l’eau au puits. Après quoi, l’ancêtre se déshabille et se couche tandis que sa fille étend le linge. Peu à peu, il y a moins d’eau dans le puits, moins de pommes de terre, moins de linge à étendre… Dehors, le vent souffle inlassablement. Et malgré tout, les mouvements de caméra de Bela Tarr font de ce vide une splendide expérience cinématographique !

Mulholland Drive – L’onirisme hollywoodien

Une jeune femme tente de retrouver la mémoire après un accident de voiture sur Mulholland Drive. Elle fait la rencontre d’une actrice venue tenter sa chance à Hollywood. Après une première heure qui commence comme un film noir classique, David Lynch décide de passer la cohérence à la moulinette et de nous embarquer dans un long voyage vers l’absurde. Une boite bleue, un monstre derrière un fast-food, des personnages minuscules… Un drôle de trip onirique !



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