Les radios libres plaident la cause des contrats aidés

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Plus de 60 % de ces emplois dans le secteur débouchent sur un contrat à durée indéterminée.

Le Monde
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Emmanuel Boutterin, le président du Syndicat national des radios libres (SNRL), en juillet 2009, à Paris.

Témoigner de la réussite des contrats aidés dans la radiodiffusion non marchande, et éviter une précarisation brutale de leurs bénéficiaires. Face à la décision du gouvernement de réduire le nombre des emplois aidés, le Syndicat national des radios libres (SNRL) monte à son tour au créneau. Il faut dire qu’un quart des effectifs des radios libres sont des contrats aidés (ils sont 1 100). En moyenne, chaque structure en compte 1,8. Chez Fréquence Mistral, une antenne locale des Alpes-de-Haute-Provence dirigée par Emmanuel Boutterin, par ailleurs président du SNRL, les conséquences de la décision du gouvernementale se font déjà sentir. Depuis le 1er juin, 5 salariés sur 18 (3 jeunes et 2 seniors) ont vu leurs contrats s’arrêter « brutalement », « alors qu’ils étaient renouvelables ». Tous étaient chômeurs de longue durée. « C’est d’abord un drame pour les salariés. Ici, en zone rurale, ces personnes n’ont aucune chance de retrouver du travail ailleurs », explique M. Boutterin. « Les études de l’administration et les témoignages démontrent que ces emplois sont un tremplin vers leur consolidation et vers une qualification ou une insertion professionnelle pour plus des deux tiers », ajoute-t-il.

Selon le SNRL, plus de 60 % des emplois aidés dans le secteur de la radiodiffusion non marchande débouchent sur un CDI. Comme pour mieux plaider sa cause, le syndicat rappelle que « dans la branche de la radiodiffusion, le taux de satisfaction des salariés en emplois aidés est positif et très positif à 90 % ».

S’inspirer des emplois d’avenir
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Ces salariés assurent des « missions de service public » en intervenant par exemple dans les écoles, assurant des cours de prise de parole en public ou d’animation radio. Ces missions sont aujourd’hui suspendues. D’où la volonté du SNRL de mettre la lumière…



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