Le Passé sur Ciné + Club : pourquoi Marion Cotillard a-t-elle quitté le projet ? – Actus Ciné

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A l’occasion de la diffusion du « Passé » ce soir sur Ciné + Club, voici cinq choses à savoir sur ce drame de l’Iranien Asghar Farhadi porté par Bérénice Bejo, Ali Mosaffa et Tahar Rahim.


Le Passé de Asghar Farhadi

Avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa

De quoi ça parle ? Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour tenter d’améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé. 

1. MARION COTILLARD QUITTE LE PROJET

A l’origine, Marion Cotillard devait jouer le rôle de Marie, mais elle a dû se désister pour incompatibilité d’emplois du temps. Asghar Farhadi voulait en effet répéter plusieurs semaines avant le début du tournage, ce qui n’était pas possible pour l’actrice compte tenu du fait qu’elle devait assurer la promotion de De rouille et d’os dans divers festivals à ce moment.

Carole Bethuel
Bérénice Bejo

2. LE CHOIX DU CADRE SPATIAL

Asghar Farhadi a choisi de situer l’intrigue du Passé en banlieue parisienne et non à Paris même, le cinéaste ne voulant pas se laisser submerger par l’histoire de la célèbre ville française. Il précise : « Le danger qui guette tout cinéaste qui décide de faire un film en dehors de son contexte d’origine est d’y mettre les premières choses qui captent son regard. J’ai pris le contre-pied de cette démarche. Puisque l’architecture de Paris me fascinait, j’ai voulu la dépasser pour accéder à autre chose. » 

3. UNE ETRANGE PREPARATION

L’une des choses que Asghar Farhadi a fait pour préparer le film est aller voir des patients dans le coma. Il associe cet état à une sorte d’entre-deux ainsi qu’au doute : « Ce film tout entier se construit sur cette notion de doute, sur cette notion d’entre-deux. Les personnages sont constamment face à un dilemme. Ils sont à la croisée de deux chemins », explique le metteur en scène.

Carole Bethuel
Ali Mosaffa, Tahar Rahim et Bérénice Bejo

4. PRESENCE CONSTANTE D’UN TRADUCTEUR

Asghar Farhadi ne parle pas français. Il était donc constamment accompagné d’un traducteur lors du tournage, ce qui était assez déroutant pour les comédiens. Bérénice Bejo raconte : « Quand Asghar nous disait : « J’aimerais que tu ailles à gauche, heu non, pardon, j’aimerais que tu ailles à droite », Arash répétait : « J’aimerais que tu ailles à gauche, heu non, pardon, j’aimerais que tu ailles à droite. » Il est devenu la voix d’Asghar. »

5. LA TRANSFORMATION DE TAHAR RAHIM

Pour incarner Samir, Tahar Rahim s’est grisonné les cheveux, a adopté une démarche lourde et a visionné Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica pour s’inspirer du personnage du père. Par ailleurs, il ne pouvait en aucun cas ressembler à ses précédents personnages : Asghar Farhadi en a fait une obsession. Le comédien confie : « Il a vu tous mes films et c’était obsessionnel, cela allait jusqu’au détail des costumes. Parfois je mettais une veste proche d’une que j’avais portée dans un autre film, et il protestait : « Non, je l’ai vue là, je n’en veux pas » ». A noter que Rahim avait précédemment été approché par le réalisateur pour tourner un film racontant l’histoire d’amour entre un homme et une femme sur internet, mais les choses ne se sont pas concrétisées.

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