La partie d’échecs 3D sur Obamacare continue

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Donald Trump et le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, le 28 février 2017.

Donald Trump et le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, le 28 février 2017. — Chris Kleponis/SIPA

Dur de s’y retrouver dans le feuilleton américain de l’été. Après une victoire mardi (un vote pour ouvrir les débats) les républicains ont essuyé deux échecs pour abroger Obamacare, mercredi. Mais c’était prévu, et le leader du Sénat, Mitch McConnell, continue de faire le forcing pour faire passer d’ici samedi un « skinny repeal » : une abrogation a minima de la réforme santé signée par Barack Obama en 2010.

Mercredi, les sénateurs républicains ont largement échoué à faire passer un projet de démantèlement sans remplacement de la loi existante par 55 voix contre 45. Sept conservateurs modérés ont voté non aux côtés des élus démocrates. Un autre projet de loi visant à « annuler puis remplacer » Obamacare avait échoué précédemment, faute du soutien des ultraconservateurs.

Un « skinny repeal » mystérieux

Reste donc le coup de la dernière chance, le fameux « skinny repeal ». Il conserverait certaines portions de la loi mais annulerait ses deux mesures phares : les citoyens américains ne seraient plus obligés de souscrire à une assurance santé, et les PME n’auraient plus à payer de pénalités si elles ne proposent pas de couverture à leurs employés.

Mitch McConnell joue la montre et a expliqué que des amendements pourraient toujours être adoptés lors du processus de réconciliation avec la Chambre. Mais les démocrates lui ont coupé l’herbe sous le pied en demandant un rapport au bureau du budget. Verdict : le « skinny repeal » provoquerait une hausse des cotisations de 20 % dès l’an prochain, et 14 millions d’Américains perdraient leur couverture santé, selon la sénatrice californienne Diane Feinstein.

Les républicains parviendront-ils au chiffre magique de 50 voix d’ici vendredi soir ? Pour l’instant, on n’en sait rien, et Donald Trump continue d’attaquer sur Twitter les élus rebelles. Mais même en cas de succès, il faudrait encore convaincre la Chambre de signer un compromis, ce qui est loin d’être gagné alors que les élus conservateurs du Freedom Caucus avaient déjà bloqué une réforme bien plus drastique au printemps. Bref, le feuilleton continue, mais on s’approche du dénouement.



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