La France pourrait connaître des pics de chaleur de plus de 50 °C à la fin du siècle

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Selon une modélisation de chercheurs français, en 2100, les températures maximales pourraient dépasser de 6 à 13 ° C les records historiques.

Vagues de chaleur observées en France entre 1947 et 2016 (en gris) et projetées entre 2017 et 2100 (en doré), dans un scénario de poursuite des émissions de gaz à effet de serre à leur rythme actuel.

C’est une véritable fournaise que nous annonce, à l’horizon de la fin du siècle, une étude publiée mercredi 19 juillet dans la revue Environmental Research Letters. Les températures estivales maximales pourraient alors dépasser en France, par endroits, les 50 °C. Selon les régions, elles surpasseraient de 6 à près de 13 degrés les records historiques.

Les pics de chaleur des dernières semaines, marqués par des pointes de 38 °C, ont rappelé aux Français le souvenir cuisant de la canicule de 2003, la plus sévère enregistrée dans l’Hexagone, avec des températures excédant de 3,2 °C la moyenne de la période 1981-2010. Un coup de chaud responsable de 15 000 à 20 000 morts excédentaires en France, selon diverses estimations, et de 70 000 morts sur l’ensemble de l’Europe, frappée par le même phénomène.

Les climatologues ont déjà prévenu que de telles vagues de chaleur risquaient de devenir la norme à l’avenir, sous l’effet du réchauffement global dû aux émissions de gaz à effet de serre. Le rapport sur « le climat de la France au XXIe siècle » prévoit ainsi, dans ses « scénarios régionalisés », une augmentation des températures moyennes comprises entre 2,6 °C et 5,3 °C en été, entre 2071 et 2100. Cette hausse sera particulièrement prononcée dans le sud-est du pays, qui pourrait alors connaître des vagues de chaleur de plus vingt jours, avec des épisodes de sécheresse aggravés dans les régions méridionales et, potentiellement, sur l’ensemble du territoire métropolitain.

En se focalisant non pas sur les températures moyennes, mais sur leurs valeurs maximales, la nouvelle étude brosse un tableau encore plus apocalyptique. Ses sept auteurs, tous Français, relèvent de plusieurs organismes scientifiques, dont l’Unité climat, environnement, couplages et incertitudes (CECI, CERFACS-CNRS), le Centre national de recherches météorologiques (CNRM, Météo France-CNRS) et la direction de la climatologie et des services climatiques…



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