La famille d’un reporter américain enlevé en Syrie lance un appel aux ravisseurs

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Marc et Debra Tice, les parents d'Austin Tice, un journaliste américain enlevé en 2012 en Syrie, ont lancé un appel à l'aide pour retrouver leur fils.

Marc et Debra Tice, les parents d’Austin Tice, un journaliste américain enlevé en 2012 en Syrie, ont lancé un appel à l’aide pour retrouver leur fils. — Bilal Hussein/AP/SIPA

Les parents du journaliste américain Austin Tice, kidnappé en Syrie en 2012,
ont appelé jeudi ses ravisseurs à les contacter et engager des négociations en vue de sa libération.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Beyrouth, Marc et Debra Tice ont affirmé avoir été encouragés par les efforts de l’administration américaine pour que leur fils soit ramené chez lui mais que cela n’était pas suffisant. « Nous implorons ceux qui détiennent Austin à prendre contact avec nous », a dit la mère, Debra Tice. « Peu importe qui, où, quoi : nous le ferons pour ramener notre fils à la maison », a-t-elle affirmé.

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Le seul journaliste américain détenu en Syrie 

Austin Tice, un journaliste indépendant qui travaillait pour McClatchy News, le Washington Post, CBS et d’autres médias, avait été enlevé le 14 août 2012 près de Damas. Il aura 36 ans le 11 août. Il serait le seul journaliste américain actuellement détenu en Syrie, ravagée par la guerre civile depuis plus de six ans et devenue l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes.

Ses parents ont déclaré n’avoir reçu aucune demande de ses ravisseurs ni savoir qui est derrière son enlèvement. Peu après sa disparition, une vidéo l’a montré les yeux bandés, détenu par des combattants radicaux présumés. Washington a dit croire que le reporter était en fait détenu par les autorités syriennes, ce que dément Damas.

Des pourparlers auraient été entamés… avant d’être abandonnés

Le mois dernier, le New York Times avait rapporté que la CIA avait ouvert un canal de communication avec les renseignements syriens en vue d’obtenir la libération du journaliste américain. Citant d’anciens responsables américains, le journal a indiqué que ces pourparlers avaient été abandonnés après une attaque chimique présumée en avril contre Khan Cheikhoun, une ville rebelle de la province d’Idleb (nord-ouest).

Imputant la responsabilité de cette attaque au régime syrien, le président Donald Trump avait ordonné des frappes contre une base du militaire près de Homs (centre). Le père du journaliste américain a refusé de commenter les informations du New York Times. Il s’est dit « très encouragé par l’engagement de la nouvelle administration » américaine dans les efforts pour retrouver son fils. Mais « personne ne fait vraiment tout ce qu’il peut car Austin est encore en captivité », a-t-il ajouté.



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