Jean-Michel Blanquer ne veut pas « tout bousculer »… mais un peu quand même

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Le ministre de l’éducation souhaite revenir sur plusieurs aspects, dont l’approche chronologique en histoire et littérature, le « prédicat » et les opérations simples.

Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer en visite à l’école primaire Michel Debré à Saint-Denis sur l’île de la Réunion, le 18 août.

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, va-t-il chambouler les programmes scolaires, lesquels viennent tout juste d’être rénovés ? Ses récentes déclarations dans l’hebdomadaire L’Express paru mercredi 13 septembre le laissent penser. Tout en assurant qu’il ne souhaite pas « tout bousculer », il décline, dans cet entretien, plusieurs aspects des programmes de primaire et de collège mis en œuvre en 2016 sur lesquels il entend revenir : retour à une approche chronologique en histoire et littérature ; fin de la notion de « prédicat » en grammaire ; maîtrise des quatre opérations au CP et CE1.

Autant de sujets brandis régulièrement par le camp des « anti-pédagogistes » pour dénoncer la baisse d’exigence de l’école. Après sa prise de position, à la rentrée, contre la méthode globale en lecture, le ministre a quasiment balayé tous les thèmes favoris de cette frange de l’opinion, qualifiée par ses adversaires de « conservatrice ».

« J’ai l’impression qu’il adresse des signes à tous ceux qui pensent que la politique éducative de la gauche a bradé le niveau, déplore Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes. Les décisions qu’il prend – de manière très solitaire –, ne se limitent pas à de simples ajustements. Curieux pour un ministre qui se dit pragmatique, soucieux de s’appuyer sur l’évaluation ! En matière de programmes, rien n’a été évalué, puisque ceux-ci n’ont qu’un an d’existence. »

La communauté éducative, elle, se dit « déboussolée ». « Voilà quinze jours qu’on entend tout et son contraire : pas d’effets de zig-zag, pas d’injonctions, de la confiance aux acteurs, et en même temps, on change tout ! », s’étonne Francette Popineau, du SNUipp-FSU. « On parle de programmes qui sont le fruit d’un long travail de consultation des enseignants et basés sur la recherche scientifique », rappelle Stéphane Crochet, du SE-UNSA, « agacé » par ces inflexions…



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