Inde. Le coup d’envoi du train à grande vitesse fait grincer des dents

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Le Premier ministre Narendra Modi a assisté au démarrage des travaux du train Shinkansen qui reliera Ahmedabad à Bombay, dans un pays où les trains déraillent continuellement.

“Le gouvernement japonais et ses sociétés de chemin de fer ont tenté pendant des années de vendre leur technologie de train à grande vitesse aux États-Unis sans grand succès, ils ont finalement trouvé un acheteur : l’Inde.” C’est par ce constat que le journal indien The Economic Times a commenté la pose de la première pierre, jeudi 14 septembre, de la future ligne qui reliera en 2022 les villes de Bombay et Ahmedabad, dans le nord-ouest du pays, en deux heures au lieu de sept actuellement.

La technologie nippone

Profitant de la visite officielle de son homologue japonais Shinzo Abe, le Premier ministre, Narendra Modi, a donné le coup d’envoi de ce projet annoncé il y a déjà trois ans. Le TGV Bombay-Ahmedabad est “un pas dans la bonne direction”, estime le quotidien économique Mint. Toutefois, relève ce dernier, “avec tous les déraillements de train qui font actuellement les gros titres, il vaut mieux prendre avec circonspection le démarrage de ces travaux”. Une manière de souligner le contraste entre la technologie nippone ultra-moderne du Shinkansen qui va être mise en oeuvre et l’état désastreux du réseau existant.

Au moment où les deux chefs de gouvernement coupaient le ruban d’un projet qui va coûter 1 100 milliards de roupies (14,4 milliards d’euros), financé pour l’essentiel par un prêt du Japon, un convoi sortait de ses rails dans une gare de New Delhi, souligne le Business Standard. L’Inde, qui est équipée du “plus grand réseau ferré au monde avec 23 millions de passagers par jour”, a enregistré 78 déraillements et 193 morts l’an dernier, rappelle-t-il, “c’est le pire résultat en dix ans”. Le journal précise que seule “la moitié des 4 500 km de voies supposés être réparés chaque année le sont effectivement”.



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