Gastronomie. Comment l’évolution des goûts bouleverse la planète



God Save the quinoa

“La propagation de cette graine est une preuve que la mondialisation fonctionne, écrit The Economist au sujet du quinoa. Cette graine sud-américaine a particulièrement mauvaise réputation, rappelle l’hebdomadaire britannique. Pour ses fans, c’est un superaliment. Pour ses détracteurs, elle ressemble à ces fresques érotico-futuristes découvertes dans les palais de Saddam Hussein – prétentieuses et de mauvais goût.”

La graine préférée des hipsters occidentaux est le sujet d’inépuisables polémiques. Y compris pour ses adorateurs, qui s’inquiètent parfois du manque d’éthique de leur choix et qui s’interrogent : “Que se passera-t-il si l’augmentation de la demande de la part des hipsters fait exploser les prix, empêchant les producteurs des Andes de manger leurs graines adorées ? Ou si le prix chute, paupérisant ces mêmes paysans ?”

Aliment traditionnel des Andes désormais consommé dans les villes occidentales, le quinoa symbolise à lui seul les changements d’alimentation en cours sur la planète. “C’est la preuve d’une plus grande prospérité globale”, se félicite l’hebdomadaire libéral, rappelant que la mondialisation a entraîné “une incroyable réduction” de la faim dans le monde. Avant de conclure : “Et pour ces petits producteurs de quinoa, ne vous en faites pas. Une récente étude […] a montré que les revenus des foyers péruviens avaient globalement augmenté grâce au boom du quinoa, y compris pour ceux qui n’en font pas la culture, puisque leurs voisins qui en produisent – désormais plus fortunés – leur achètent davantage de biens et de services.”



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