Formation des professionnels de santé: une convention pour lutter contre les groupes sectaires

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La mission interministérielle de lutte contre les sectes (Miviludes) a annoncé mardi la signature d’une convention pour mieux prévenir les risques de dérives thérapeutiques voire sectaires dans la formation des professionnels de santé, un marché important ciblé par des groupes aux pratiques non reconnues.

Cette convention a été signée avec l’Agence nationale du développement professionnel continu, créée en juillet 2016 par l’Etat et l’Assurance maladie pour garantir la qualité de la formation des quelque 1,7 million de professionnels de santé (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes…) en activité.

Le champ thérapeutique est en tête des 2.500 sollicitations annuelles de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). « Beaucoup de ces requêtes sont des appels à l’aide de familles désemparées ou souhaitant obtenir des informations sur un mouvement sectaire ou sur une pratique à risque, dont 40% concernent le domaine de la santé », explique la Miviludes dans un communiqué.

Selon le dernier rapport annuel de cette mission, la formation aux pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique est « un marché rentable pour certains mouvements sectaires » ciblant en particulier des stagiaires en quête de reconversion.

Les professionnels de santé déjà en activité eux montrent un « intérêt croissant » pour une médecine douce ou alternative, « ce qui se traduit par la demande d’actions de formation dans le cadre du développement professionnel continu (DPC) », relève la mission.

D’où la nécessité que l’agence nationale contrôlant ces formations soit mieux sensibilisée sur les risques potentiels. A l’hôpital ou en médecine ambulatoire et de ville, « des groupes proposent aux professionnels de santé des offres qui peuvent paraître novatrices et séduisantes », explique à l’AFP le président de la Miviludes, Serge Blisko, lui-même médecin de formation.

« On va sensibiliser les professionnels de l’Agence à cela et travailler avec ses comités d’experts », ajoute l’ancien député socialiste. Pour l’hypnose, par exemple, « il faut vérifier précisément la qualité des formateurs et surtout savoir dans quel but c’est proposé ».



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