États-Unis. Adieu Sean Spicer, le Pinocchio de la Maison-Blanche



Le porte-parole de Donald Trump a annoncé sa démission après l’embauche par le président d’un nouveau directeur de la communication. En six mois, il aura dit beaucoup de mensonges et quelques bêtises. The New York Times lui dit au revoir dans un éditorial décapant.

“Oh Sean Spicer, notre porte-parole-Pinocchio de la Maison-Blanche, est-ce donc la fin ? (…) est-ce vraiment, vraiment terminé ?” interroge The New York Times dans un éditorial terriblement moqueur, après la démission du porte-parole du président, le 21 juillet.

En six mois à la Maison-Blanche, Sean Spicer sera devenu malgré lui une célébrité, parodié à la télévision par l’actrice Melissa McCarthy, décrié pour ses grossières contre-vérités et ses relations houleuses avec les journalistes. Et ce dès le début, avec la controverse sur l’ampleur de la foule présente le jour de l’investiture de Donald Trump, rappelle le quotidien :

Il semble que c’était hier (..) que le Président Trump est allé vous chercher dans l’équipe B du comité national républicain pour participer à son Grand Spectacle. Et vous étiez là, à la Maison-Blanche, au lendemain de l’investiture, à dire, ‘C’était la plus grande foule à avoir jamais assisté à une investiture – point barre.’”

Le journal poursuit avec un florilège des “meilleurs” moments de Spicer, notamment “le tweet du président parle pour lui-même” ou les “centres d’Holocauste” – apparemment une référence aux camps de concentration.

Soutien acharné de Trump

“Comme vous avez défendu Trump ! écrit le quotidien. Quand il se trouvait devant un monument à la mémoire des agents de la CIA tués pendant le service et qu’il mentait sur la foule pour l’investiture, vous avez dit que les employés de la CIA ‘lui avaient fait une standing ovation de cinq minutes à la fin, montrant leur patriotisme et leur enthousiasme pour sa présidence’. Quand il a viré son directeur du FBI [James Comey], vous avez couvert ses arrières depuis les buissons de la Maison-Blanche, hors-caméra, dans le noir. [Spicer se serait alors caché pour échapper aux questions des médias.] Quand vous avez fâché le président et qu’il vous a exclu de sa rencontre avec le pape, vous avez continué en bon soldat.”

Spicer aura tout de même fini par jeter l’éponge, protestant contre l’embauche par Donald Trump d’un nouveau directeur de la communication de la Maison-Blanche, le financier Anthony Scaramucci. Il sera remplacé par son actuelle adjointe, Sarah Huckabee Sanders.

The New York Times conclut donc par une sorte d’au revoir :

“Oh Spicey, vous aurez duré six mois et un jour. […] Depuis le début, quand l’Amérique inquiète se demandait ce qui l’attendait, vous étiez là derrière votre pupitre à mentir. Même si beaucoup de gens le font ces temps-ci, vous aurez été un pionnier, et ça personne ne peut vous l’enlever.

Ne nous disons pas au revoir. Disons juste [comme le faisait Spicer pour couper court sur un sujet gênant] que vous n’avez rien à ajouter.”

Source

Avec 1 000 journalistes, 27 bureaux à l’étranger et 122 prix Pulitzer, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être

[…]

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