Deux ministres britanniques se mettent d’accord sur la période de transition

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Un drapeau européen devant Big Ben à Londres, le 2 juillet 2016

Un drapeau européen devant Big Ben à Londres, le 2 juillet 2016 — Niklas HALLE’N AFP

Une période de transition après la sortie de l’UE, mais limitée. La Grande-Bretagne ne restera pas dans l’Union européenne via une « porte dérobée » et quittera le marché unique et l’union douanière après le Brexit en 2019, ont promis samedi deux ministres britanniques dans une interview au Sunday Telegraph.

Après s’être divisés sur la nécessité d’une éventuelle période de transition après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, prévue en mars 2019, le ministre des Finances Philip Hammond, partisan de cette solution, et le ministre du Commerce Liam Fox, qui y était opposé, semblent avoir rapproché leurs points de vue.

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Un « pays tiers »

« Nous voulons que notre économie reste forte et dynamique pendant cette période de changement. Cela signifie que les entreprises doivent pouvoir être certaines qu’elles ne se retrouveront pas au bord du gouffre quand nous quitterons l’Union européenne dans seulement 20 mois », écrivent-ils.

« C’est pourquoi nous pensons qu’une période de transition limitée sera importante pour promouvoir nos intérêts nationaux et offrir aux entreprises une plus grande assurance », poursuivent-ils, « mais elle ne peut pas être indéfinie ; cela ne peut pas être une porte dérobée pour rester dans l’UE ». Pendant cette période, « le Royaume-Uni sera en dehors de l’union douanière et sera un « pays tiers », pas une partie des traités européens », assurent les ministres.

Manque de « clarté » du côté britannique

Les négociations avec l’UE sur le Brexit ont été entamées en juin au sujet de trois questions clés : les droits futurs des citoyens européens installés au Royaume-Uni, le règlement financier du divorce, et la question de la frontière irlandaise.

Mais des membres du gouvernement à Londres ont affiché leurs divisions, faisant craindre à des sources diplomatiques européennes que les négociations ne prennent du retard, faute de « clarté » du côté britannique, alors que les discussions sur les futures relations commerciales doivent démarrer en octobre. Une nouvelle session de négociations est prévue fin août à Bruxelles.



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