Climat. L’appel de Macron a été entendu par les chercheurs étrangers



En dépit des coupes budgétaires annoncées par le gouvernement français dans le secteur de la recherche, des centaines de scientifiques étrangers se montrent intéressés par le plan climat promis par Emmanuel Macron, rapporte la revue britannique Nature.

“Des centaines de scientifiques spécialistes du climat, dont beaucoup viennent des États-Unis, ont postulé pour venir travailler en France”, assure le magazine britannique Nature ce 18 juillet, sans toutefois donner de chiffres plus précis. Ces candidatures font suite à l’annonce de la mise en place d’un programme prioritaire de recherche sur la lutte contre le changement climatique en France, après le rejet de l’accord de Paris par Donald Trump, le 1er juin. 

“L’effort global de financement sera d’un montant de 60 millions d’euros pour l’accueil d’une cinquantaine de chercheurs sur une durée de 5 ans”, précise le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ces promesses ont bien été entendues par les scientifiques étrangers, mais la plupart ont postulé pour des séjours relativement courts. “Les 154 chercheurs attirés par des séjours à plus long terme, de quatre ans ou plus, sont les plus intéressants pour les organisateurs de cette initiative”, précise à la revue scientifique Anne Peyroche, directrice générale déléguée à la science du CNRS.

À la recherche d’idées visionnaires

Nature a pu s’entretenir avec plusieurs de ces candidats, dont le magazine rapporte les motivations. Ashley Ballantyne, bioclimatologue à l’université du Montana, par exemple, collabore déjà de manière informelle avec des chercheurs français. Si elle était retenue, sa candidature serait l’occasion de renforcer et de formaliser ces liens existants. Il explique :

Il y a très peu d’opportunités de financement aux États-Unis qui promeuvent la recherche sur les interactions entre CO2 et climat à grande échelle. Le fait que ce programme recherche des idées visionnaires est très attractif.”

En France, certaines voix s’élèvent cependant pour dénoncer une opération de communication du nouveau chef de l’État, et la conférence des présidents d’universités a fait savoir dans un communiqué du 13 juillet qu’elle déplorait les “annonces de suppression de 331 millions d’euros dans le budget de l’ESR [enseignement supérieur et recherche] en 2017”. Des coupes qui n’ont pas de quoi rassurer les scientifiques étrangers.

Cependant, tempère Nature, “Sacha Wunsch-Vincent, économiste à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle à Genève, en Suisse, affirme que l’ouverture importante qu’affiche Macron à l’égard des scientifiques et des entrepreneurs étrangers contribue à promouvoir la France comme un bon endroit pour faire de la recherche et de l’innovation, ce qui est important pour attirer des talents.”

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Depuis 1869, cette revue scientifique au prestige mérité accueille – après plusieurs mois de vérifications – les comptes rendus des innovations majeures dans tous les domaines : de la biologie à la physique en passant par l’astronomie. Son âge

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