ce mystérieux numéro de téléphone qui n’appartient à personne

0
20


Dans l’affaire de la saisie de drogue du boulevard Exelmans, les juges ont trouvé un numéro de téléphone dont personne ne connaît le détenteur.

Une mystérieuse ligne téléphonique intrigue les juges d’instruction qui cherchent à élucider le rôle de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) dans le cheminement des tonnes de cannabis découvertes en plein Paris, le 17 octobre 2015. Une expertise a permis de tracer le parcours des cinq enquêteurs chargés de suivre le camion parti du Maroc, dans le cadre d’une livraison surveillée. Leurs téléphones bornent tout au long du convoi, de Barcelone à Vénissieux, près de Lyon. Mais un numéro non attribué les accompagne et poursuit sa route en région parisienne.

La ligne est activée le 6 octobre 2015, à 10 h 58, à Nanterre, siège de l’Ocrtis. Et elle communique plusieurs fois avec l’informateur de l’office des « stups » impliqué dans cette importation massive. Le numéro est inconnu de tous les policiers ayant participé à l’opération, selon leurs dépositions à l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices.

Des soupçons se sont portés sur un officier chargé de coordonner le dispositif. Son téléphone professionnel a été coupé le 9 octobre, puis réactivé en Belgique le 11. Les juges se demandent si l’Ocrtis a suivi en toute clandestinité le convoi vers la région parisienne, voire jusqu’en Belgique.

L’officier, originaire du Nord, nie cette hypothèse. Il assure qu’il a participé à une fête familiale, ce qui expliquerait le bornage en Belgique. Il a promis d’apporter des photos pour confirmer ses dires.

« L’interface avec H »

Lors de sa première déposition en garde à vue à l’IGPN, le 20 mars, l’ex-patron de l’Ocrtis François Thierry précise qu’il n’était pas au courant, mais qu’une ligne de téléphone a pu être mise en place pour que l’informateur « H » « puisse communiquer en direct des informations qui concernent d’éventuels changement de programme ».

Le lendemain, le commissaire se ravise. Dès le début de sa deuxième déposition, il déclare : « Je me rappelle…



Source link

Laisser un commentaire