Belgique. Affaire Samusocial : l’ex-bourgmestre de Bruxelles plaide sa cause

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Épisode après épisode, l’affaire Samusocial continue de secouer la capitale belge : après le choc du scandale, place aux travaux de la commission d’enquête, et aux déclarations des intéressés.

Fin mai, la presse a révélé que les membres du conseil d’administration (CA) de cette structure d’aide aux sans-abri – privée mais fonctionnant à 98 % sur fonds publics – se rémunéraient copieusement pour des réunions dont l’existence est mise en doute, vu leur fréquence supposée, jugée peu compatible avec les autres fonctions de certains membres du CA

Acculé, Yvan Mayeur, bourgmestre (maire) de Bruxelles et président du CA, avait fini par démissionner le 8 juin, suivi de Pascale Peraïta, directrice du Samusocial. D’après un rapport gouvernemental, cité par Le Soir, le duo Mayeur-Peraïta “a perçu deux tiers du budget réservé aux administrateurs pendant plusieurs années”. En 2016, le premier a touché 16 800 euros brut pour des réunions, la seconde 17 080 euros brut.

Un mois plus tard, la commission d’enquête est entrée dans le vif du sujet, avec les auditions. Celle de Pascale Peraïta, d’abord, qui, comme le rapporte Le Soir, a usé de son droit au silence et “refusé de répondre aux 220 questions qui devaient lui être posées” le 18 juillet. Celle de l’ancien bourgmestre ensuite, qui a opté pour un trait d’humour en, se présentant à l’assemblée :

Yvan Mayeur ; profession… excusez-moi, ça va être un peu compliqué…”

Il a ensuite “habilement utilisé la tribune offerte pour défendre son œuvre”, indique Le Soir, et “justifier ses agissements” – dont il a estimé qu’il n’y avait pas lieu de les comparer avec Publifin, l’autre grand scandale qui secoue la Belgique francophone, et plus particulièrement le Parti socialiste auquel appartient M. Mayeur. “J’ai subi un lynchage, un bannissement, a-t-il déclaré. Le travail que j’ai fait ne mérite pas de subir ce que je subis aujourd’hui.



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