Après le guet-apens de Sevran, inquiétude sur les relations police-population

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Le week-end du 14 juillet, les faits visant les policiers se sont multipliés en Seine-Saint-Denis.

Le Monde
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A picture taken on August 6, 2016 shows police standing outside the damaged Au Cuba Libre bar after a fire in Rouen. At least 13 people were killed and six injured in a fire during a birthday party at a bar in the northern French city of Rouen, officials said. / AFP / MATTHIEU ALEXANDRE

Le soir du 14 juillet est traditionnellement un moment « chaud » pour les forces de l’ordre. L’été, plus généralement, apporte toujours son lot commun de violences et de dérapages. Mais le guet-apens qui a eu lieu, dans la nuit du 14 au 15 juillet, à Sevran, en Seine-Saint-Denis, a été d’une violence rare, preuve, selon nos informations, d’une montée significative des tensions entre police et habitants des quartiers depuis quelques mois dans le département.

Cinq jours après cet épisode qui a failli finir en drame, l’enchaînement des faits commence à être établi. Tout a débuté par un feu de poubelle, le vendredi soir. Un équipage du commissariat de Sevran intervient après minuit, quand il se met à recevoir des jets de pierre et des coups de barre de fer sur son véhicule, dont un barreau de chaise qui traverse l’habitacle, selon la version policière. Des renforts sont appelés. Six policiers à moto arrivent à leur tour. Mais ils vont être pris à partie encore plus violemment.

Plusieurs hypothèses envisagées

Un groupe d’une cinquantaine de personnes au visage dissimulé, leur tombe dessus. Ils sont armés à nouveau de barres de fer, mais aussi de blocs de pierre et de bouteilles en verre. Les policiers sont encerclés, on essaye de les faire chuter. Cinq parviennent à s’échapper, mais pas le sixième. Roué de coups, il est retrouvé le visage ensanglanté, le casque brisé, la visière arrachée. Il ne s’en sort qu’en faisant usage de son arme de service. Huit balles au total, dont une vient sérieusement blesser au ventre un jeune homme de 18 ans. Ils ont été hospitalisés tous les deux dans la foulée – le garçon a été placé plusieurs jours en coma artificiel.

Une enquête en flagrance est en cours pour identifier les auteurs et l’inspection générale de la police nationale a été saisie. Les investigations n’ont toutefois pas encore permis de déterminer les motivations exactes du guet-apens. Plusieurs hypothèses ont été envisagées. A commencer par la mort à scooter,…



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