A Metz, le camp de Blida surpeuplé et insalubre

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Comme chaque année depuis 2013, quelque 400 migrants s’entassent sur un parking, d

Dans le camp de Blida, à Metz, le 13 juillet.

C’est très difficile, ici. Cette nuit, il a beaucoup plu, les vêtements sont mouil­lés. » Lindita Kaciu vit depuis avril sur le camp de Blida, à Metz. Avec son mari, cette jeune femme de 28 ans a fui les menaces de mort de sa famille au Kosovo. Arrivés en ­février, ils ont vécu pendant deux mois dans la rue jusqu’à l’ouverture du camp, en avril. Un parking, situé en face d’une usine de traitement de déchets, à quelques minutes en voiture du centre-ville et transformé partiellement, six mois par an, en camp.

Là, quelque 400 personnes, dont 150 enfants, s’entassent dans des tentes collées les unes aux autres. Lorsque la pluie a succédé aux fortes chaleurs du début du mois de juillet, la grande bâche du coin cuisine a servi de parapluie de fortune. Les réfrigérateurs sont vides parce qu’on a trop peur des vols. Lorsque le soleil revient, les enfants jouent dans les flaques d’eau.

Des dizaines de familles y transitent en attendant une mise à l’abri

Habitat précaire et insalubrité, Blida a tout d’un campement sauvage. Pourtant, c’est l’Etat, via la préfecture, qui a ouvert ce site le 11 avril, comme chaque année depuis 2013, excepté en 2015, année où la préfecture avait estimé qu’il n’était pas nécessaire de le mettre en place. C’est dans cette avenue que se trouvait auparavant l’Association d’information et d’entraide mosellane (AIEM), qui gère le premier accueil des demandeurs d’asile. « Jusque-là, les personnes s’installaient devant le dispositif de premier accueil, elles dormaient dans la rue », se souvient Anoutchka Chabeau, directrice départementale de la cohésion sociale. La préfecture a alors préféré mettre à disposition un parking, en accord avec la mairie.

Depuis, quelques personnes seules, mais surtout des dizaines de familles y transitent en attendant une mise à l’abri. La plupart viennent des Balkans, surtout d’Albanie, comme Ilir. « J’étais menacé, je suis parti avec ma famille.J’ai travaillé, et…



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